Les énergies renouvelables... Non.

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Enfin d'accord, les énergies renouvelables... Non. le bilan carbone de l'éolien du photovoltaïque etc. n'est pas convainquant. Quelles conso d'énergie pourrions nous mutualiser pour réduire notre consommation? pas simple.
l'encouragement des startups pour poursuivre le développement de nouvelles technologies alternatives plus en symbiose avec le fonctionnement de la nature. L'intercaux pourrait s'associer à la plate forme wissed, comme le fait l'Occitanie.

Re: Les énergies renouvelables... oui oui oui

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Les énergies renouvelables, c'est l'avenir... Précisément parce qu'elles sont inépuisables (contrairement au charbon, au pétrole, au gaz, et, n'en déplaise à certains, au nucléaire, ...) et gratuites (si on met de côté le coût des infrastructures permettant de les utiliser, et la maintenance).

Certaines des énergies non renouvelables ne sont pas prêtes d'être épuisées à court terme, mais leur utilisation est remise en cause, car nous avons pris conscience de leur impact mortifère sur notre environnement, et notamment sur le réchauffement climatique (mise à part le nucléaire qui présente d'autres risques à des échéances différentes). Et notre marge de manœuvre pour nous déposséder de ces énergies fossiles est extrêmement courte. Le dernier rapport du GIEC nous a alertés en août sur l'accélération du réchauffement et sur des indices que nous nous rapprochons de points de basculement, à partir desquels les actions humaines seront vouées à l'échec.

Tout en cherchant les postes où nous pouvons diminuer notre consommation d'énergie, nous devons donc nous tourner vers :

- le solaire
- l'hydraulique
- les énergies marines (thermique ? hydroliennes? Marées ?)
-l'eolien
-la géothermie
-la biomasse

Parmi ces sources cependant, certaines ont un coût carbone non négligeable, de par l'élaboration de leur structure, de leur entretien ou de leur renouvellement, et parfois un coût environnemental important, impactant par exemple, la biodiversité (cf. Interrogation sur les effets de l'éolien en mer sur la faune et la flore aquatiques), notre cadre de vie, etc.

Nous le voyons, les questions sont complexes et ne peuvent se contenter de trouver des réponses superficielles, à l'issue d'un rapide survol de chiffres, et en l'absence d'études plus poussées.

D'où l'objet de notre questionnement aujourd'hui dans le cadre du PCAET. Quelles sont les énergies renouvelables déjà à disposition en Normandie, et les plus efficientes? lesquelles pourraient être plus précisément à portée (directe ou en collaboration) de notre communauté de communes? Lesquelles auraient le moindre impact sur le climat et le plus d'efficacité? Auxquelles n'avons nous pas pensé éventuellement qui seraient susceptibles d'être mises en place avec succès ?

Ces sources d'énergie devront être plurielles et constituer un panel diversifié, car comme elles sont pour certaines intermittentes, elles devront être complémentaires.

Et pour cela, il faut l'expertise de gens compétents capables de quantifier l'efficacité de ce qui existe sur notre territoire, de faire des études d'impact et de faire des projections (logiciels de simulation).

Notre réflexion doit être menée en concertation avec la région, voir l'état. Car un projet aussi ambitieux que celui auquel nous devons contribuer ne peut se faire sans coordination avec un vaste plan d'ensemble d'aménagement du territoire, ni une planification concertée.

On peut regretter que la fenêtre ouverte par l'élaboration de ce PCAET soit très petite et ne nous laisse que peu de temps pour réfléchir à des enjeux aussi importants. Il faudrait tout autant à l'échelle de la région que de la communauté de communes, des assemblées de citoyens, sur le modèle de la Convention Citoyenne pour le Climat (la CCC), pour s'approprier les problématiques, pour chercher et s'entourer d'experts, et faire des propositions éclairées.
cron